Exposition du 05 au 29 avril 2007

Vernissage le 5 avril à 18h

  

Performance en 3 actes

Dorota Kleszcz et François Ronsiaux + Bétons de Paris

Etape 1 : 05 Avril de 18h à 23h

Etape 2 : 15 avril de 17h à 21h

Etape 3 : 29 avril de 16h à 22h

 

Kennory Kim Galerie

22 rue des vertus - 75003 Paris

 

www.kennory-kim.com/   info@kennory-kim.com

 

 

film :

 

 

Après une première expérimentation positive du projet en galerie, le projet du couple Dorota Kleszcz / François Ronsiaux s’enrichit de nouveaux éléments et revisite la conception de l’exposition.

Structurée en trois étapes, l'événement sera ponctué d'interventions et de créations in-situ de la part des deux artistes entourés d'une équipe de travail et d'encadrement.

A mi-chemin entre la performance, l’installation « work in progress », et l’exposition pluridisciplinaire, ADDICT définit un projet en constante évolution ou l’humain fait partie intégrante d’un processus de recherche durant la période de l’exposition.

Les différentes œuvres constituant ADDICT ne sortent pas uniquement de l’imaginaire ou de l’inconscient des deux artistes mais prennent forme dans une réalité bien concrète et se placent en proposition, questionnement sur des thématiques très contemporaines comme la solitude intérieure, l’étude comportementale à des vues économiques et politiques, la tendance générale à se réfugier dans une réalité virtuelle pour cause le manque de pouvoir par rapport à une machine économique et sociale toujours plus oppressante et sans failles.

François Ronsiaux et Dorota Kleszcz, créent des installations, sont des installations, échangent leurs rôles avec le public et créent un environnement ou l’on ne distingue plus ou se trouve exactement l’exposition.

A travers ce dispositif, les deux artistes explorent les frontières de la réalité en tant qu’information falsifiée, tronquée, dans une société médiatisée à outrance ou l’image contemporaine représente ce qui est vrai au dessus de toute recherche intellectuelle ou instinctive.

Le projet ADDICT représente une tentative pour établir une passerelle entre l’individualisme et l’existentialisme de l’artiste et les maux politiques et sociaux contemporains en redéfinissant ce que peut être un message artistique au milieu d’un flot ininterrompu d’informations visuelles et sonores.

 

Le projet « Amorphe » de Dorota Kleszcz

 

Dorota Kleszcz, remarquée suite à deux précédentes performances percutantes présentées dans différents pays, ainsi que dans une galerie de la place des Vosges et diffusés sur deux chaînes de télévision françaises, présente son nouveau projet « Amorphe ».

« Amorphe » est une installation active dans laquelle l’artiste se met en scène pendant divers moments de l’exposition ; ce projet, issu d’un film d’animation réalisé par l’artiste, décrit l’environnement d’un monde imaginaire, une fable axée sur l’arrêt du déroulement du temps. Comme à l’accoutumée Dorota Kleszcz construit un environnement visuel et sonore représentant son espace vital ou elle évolue d’une manière symbolique ; c’est donc avec son architecture intérieure qu’elle définit son message.

Le projet Amorphe décrit une incapacité d’action, des tentatives vaines d’inflexion du déroulement du temps qui se traduisent par une attitude de renoncement, un état lymphatique de non implication.

L’artiste nous invite dans son monde intérieur et se place comme spectatrice des réactions du public qui ne peut ni lui parler, ni interagir sur sa propre évolution. Des formes en 3 dimensions sont disposées comme en lévitation au dessus de l’installation représentant des extraits de la vidéo ; le personnage nommé Amorphe se nourrit de ces formes jusqu’à ce qu’elles se vident de leurs contenus. Amorphe exécute des gestes répétitifs avec une sorte d’automatisme routinier sans avoir vraiment conscience du sens de ses gestes.

Le projet « 28eme parallèle » de François Ronsiaux

 

François Ronsiaux expose une version de son dernier projet « 28eme parallèle » exposé à Nancy lors du festival « Souterrain porte 3 » et à la galerie sous réserve de Créteil. Ce projet est constitué d’une recherche photographique et vidéo ajoutée d’une installation sur le thème de la société de consommation et de ses méthodes subliminales pour inculquer les bons choix et les bonnes directions à travers toutes les situations banales de la vie urbaine contemporaine. 

L’artiste nous invite à un voyage initiatique dans la métropole Parisienne, accompagné par un personnage faisant partie d’un nouvel ordre spirituel appelé « les guides » ; ce guide à l’allure fantomatique se dirigera tout droit vers la source, sa cible.

Une installation vidéo, une série de photographies, un caisson lumineux, et diverses installations réalisées par François Ronsiaux  tentent une introspection dans le monde réel, celui de l’exploitation des masses, de la productivité et de l’ingeniering de la propagande.

Une installation béton in situ est réalisée sur place par le groupe « Bétons de Paris »; cette installation est structurée en 3 temps : la fabrication, le démoulage, la mise en espace finale. Directement insérée dans l’espace, « Béton in situ » représente une sorte d’appendice physiologique issue de l’environnement direct ou se passe l’action.