Le mardi 9 mai à partir de 18h aura lieu l’exposition des artistes Dorota Kleszcz et François Ronsiaux à la galerie « sous réserve » de Créteil.

Dorota Kleszcz, remarquée suite à deux précédentes performances percutantes présentées dans différents pays, ainsi que dans une galerie de la place des Vosges et diffusés sur deux chaînes de télévision françaises, présentera son nouveau projet « Amorphe ».

« Amorphe » est une installation active dans laquelle l’artiste se met en scène pendant la durée de l’ouverture et de la clôture de l’exposition (les 9 et le 21 mai) ; ce projet, issu d’un film d’animation réalisé par Dorota Kleszcz, décrit l’environnement d’un monde imaginaire, une fable axée sur l’arrêt du déroulement du temps.

François Ronsiaux expose une version allégée de son dernier projet « 28eme parallèle » exposé à Nancy lors du festival « Souterrain porte 3 ». Ce projet est constitué d’une recherche photographique et vidéo ajoutée d’une installation sur le thème de la société de consommation et de ses méthodes subliminales pour inculquer les bons choix et les bonnes directions à travers toutes les situations banales de la vie urbaine contemporaine.

L’artiste nous invite à un voyage initiatique dans la métropole Parisienne, accompagné par un personnage faisant partie d’un nouvel ordre spirituel appelé « les guides » ; ce guide à l’allure fantomatique se dirigera tout droit vers la source, sa cible.

 

 

Galerie Sous Réserve

28 esplanade des Abymes

94000  Port de Créteil

M° Créteil préfecture

www.gaelic.rugama.com/expositions/serie_sous_reserve_11.html

 www.lentreprise.net

 

Exposition du 9 au 21 mai 2006

vernissage le mardi 9 mai de 18h à 00h

soirée de clôture le dimanche 21mai de 17h à 23h

intervention de Dorota Kleszcz les 9 et 21 mai

 

François Ronsiaux

28eme Parallèle

 

Le projet 28é parallèle est une recherche photographique sur le thème de la société de consommation et de ses méthodes subliminales pour inculquer les bons choix et les bonnes directions à travers toutes les situations banales de la vie urbaine contemporaine. 

Ce projet décris une société secrète, invisible dans une simple observation visuelle de premier degré, mais se révèle grâce à un objectif initié un monde géré par une propagande dont le but est de gérer la vie de chaque être humain.

A travers chaque image, panneau de direction, pochette de magazine, etc. se cache un message « noir sur blanc » dictant à la personne ce qu’elle est sensée faire ou penser.

Le projet photographique 28é parallèle est constituée d’images de situations urbaines banales dans la ville de Paris autour d’un élément humain déplacé, un électron libre conscient de la société ou il évolue.

Le personnage appelé « guide » dans une représentation symbolique constitue un des éléments d’une vaste campagne en vue de la réappropriation de la planète par ses habitants.

De part sa conscience développée il anticipe les tentatives de la part du « système » pour le contrôle définitif ; et se place par instinct de survie dans une solitude et une autonomie sans faille.

Le guide communique avec ses coéquipiers grâce à un gadget technologique : le portable sans paroles.

Sa route le mène inévitablement vers la source.

 

 

 

« poésie autonome »

réalisation :  François Ronsiaux

Bande sonore : Bernard Szajner

       

L’origine :

 

Des milliers de personnes reçoivent tous les jours des messages Internet non identifiés vantant des produits ou des faux sites commerciaux.

En m’y intéressant d’un peu plus prés, j’ai découvert des éléments cachés à l’intérieur de ces messages, par exemple un message banal de vente de viagra était en fait rempli d’informations blanc sur blanc, invisibles au premier regard.

J’ai appelé ça « poésie autonome » car il m’a semblé que cette construction était le fruit d’un système automatique indépendant ; la construction des phrases peut sembler anarchiste et certains mots incohérents mais à priori construite de manière symétrique dans les émotions qu’elle transmet.

Il s’agit de mots réels mélangés à des mots transformés ou fusionnés mis à la suite comme dans une phrase interminable mais qui, quelque fois commence d’une manière cohérente comme par exemple :

 

The militant group Islamic Jihad on Friday acknowledged it has been in talks with Abbas about a cease-fire and said those talks would continue

improbable derail deerstalker clip burley stimulatory andrea thereafter poetry biochemic pass penman godfrey countryside chop elysee annul sentiment guess anarch copenhagen cryptanalytic squawroot pin silverware disjunct boa sightseeing data cruz emission nigh gabble pedantic cargoes crook “

 

Ce système textuel semble provenir d’une étude comportementale journalière liée aux sentiments, à l’information, à la science, à la vie contemporaine en général et produit un code analysable qui peut comporter quelques fois quelques milliers de mots en un message.

 

Le film comporte des séquences de textes non transformés classés en 2 actes qui défilent de droite à gauche comme à l’intérieur d’un tuyau de fibre optique diffusant l’information à la vitesse de la lumière.

J’ai voulu exprimer dans ce film grâce à la mise en scène visuelle le sentiment d’hypnose face à la lecture de ces mots bien particulier comme lorsque je m’y suis plongé la première fois.

 

 

 

Dorota Kleszcz

Projet vidéo - installation – performance

Dorota Kleszcz investit un espace de 2,4 m x 2,4 m et y réalise une installation active « amorphe » dans laquelle elle se met en scène.

Cette installation est un acte de présence continue.

Les motifs directifs sont : la continuité du temps, la réalité inversée, l'amorphisme.

 

     

 

 

Installation - vidéo – performance « Amorphe »

 

 

Installation « amorphe » est un projet inspiré par un film d’animation réalisé par Dorota Kleszcz.

Le sujet concerne la « forme » : sa formation et sa transformation.

 

La forme, ou plutôt les formes, sont une négation d'un « formalisme concret ». Elles se transforment chaque fois avec une façon différente et ne sont jamais précises.

La forme (ici) comme l’objet de terme, constitue de ne pas se mettre au dessus du contenu.

 

Les figures inconsistantes symbolisent la matière vivante mais à l’état ensommeillé.

 

La matière dessinée est organique et sensible, pourtant elle n’est pas assez développée pour la respecter comme une forme intelligente, on peut la nommer « matière de recherche ».

 

L’artiste arrête à l’intérieur du cadre filmique quelques une de ces formes et les retranscrits comme les objets placés à l’intérieur de son installation.

Ces formes sont comme le reflet du miroir. Elles définissent une nouvelle réalité comme différente de leurs propres existences à l’écran.   

L’espace d’installation 2 m x 2 m environ décris l’environnement d’un monde imaginaire d’une fable.

Cette mise en scène est une parmis plusieurs possibilités de la création de la « matière ».

 

L’utopie d’arrêter le temps est un des motifs principal de cette réalisation.

Malgré cette illusion, il persiste des symptômes discrets d’écoulement du temps.

On découvre aussi une forme de vie, à moitié vivante, à moite morte, sans conscience, indifférente à l’entourage et solitaire.

C’est le personnage « amorphe » placé à l’intérieur de l’installation…

 

 

 

vues de l'éxpositions :